[Chronique] Celui qui ne savait pas pleurer de Lucie Garcia

xcover-1775Titre : Celui qui ne savais pas pleurer

Auteur : Lucie Garcia

Synopsis : Marcus n’est plus ce jeune garçon plein d’imagination et passionné d’aventures. Il n’est plus ce shérif, fan de séries d’arts martiaux et de barres chocolatées ; il est devenu adulte, avec tout ce qui va avec. Une vie sans remous, grignotée par les habitudes… Jusqu’au jour où le décès de sa mère fait remonter des lettres cachées. Qui est cet homme qui lui a écrit, sans qu’il le sache, toutes ces années ? Pourquoi sa mère lui a-t-elle caché son existence ? De quoi Marcus se souvient-il vraiment ? De l’Auvergne aux montagnes de l’Himalaya, de rencontres de personnages fantasques aux souvenirs enfouis, Marcus va petit à petit renouer avec son passé et découvrir bien plus. L’aventure ne se cache pas seulement dans la découverte du lointain, de l’exotique ; elle est souvent bien plus proche que ce que l’on pense…

 

Avis :

Merci beaucoup à Lucie Garcia de m’avoir fait découvrir son ouvrage ! 

J’ai commencé à lire ce livre juste en ayant vu la couverture et le titre, je ne savais donc pas du tout de quoi l’ouvrage parlait mais cela ne m’a pas empêcher d’adorer ma lecture, au contraire ! Je vais donc essayer de vous donner mon avis sans trop parler de l’histoire pour que vous aussi vous la découvriez par vous même !

Nous suivons donc l’histoire de Marcus à une période très difficile de sa vie : la mort de sa mère. Cet évènement va engendrer un long voyage pour Marcus, pour qu’il puisse découvrir les secrets que sa mère ne lui a pas révélé mais aussi pour qu’il puisse se retrouver lui-même et se reconstruire.

Marcus est un personnage très intéressant et attachant, nous le découvrons au tout début de l’histoire sous deux facettes : lorsqu’il est enfant et lorsqu’il est adulte. Je trouve que cela rajoute beaucoup au livre de voir la différence entre ces rêves d’enfant et la réalité qu’il a lorsqu’il est adulte. Il paraît vraiment réel et tout ce qu’il vit nous touche beaucoup. Toutes les émotions qu’ils dégagent sont très fortes et nous les ressentons comme si c’était les nôtres. Ce voyage et cette recherche est donc important pour lui et nous comprenons directement que ce n’est pas juste pour découvrir les secrets de sa famille.

Je ne suis d’ordinaire pas très fan de roman d’enquête mais ici, cela est différent. Nous n’avons pas qu’une simple enquête nous avons un vrai voyage que l’autrice décrit de manière à ce que nous visualisions nous-même chaque élément de chaque endroit que Marcus visite. J’ai découvert, à travers ce personnage, la beauté du Népal et de ses habitants. La découverte de ce pays nous fait aussi découvrir une autre culture et l’autrice a su amener de façon naturelle des détails culturelles sur le Népal sans que cela nuise à l’histoire principale.

Les personnages qu’il rencontre sont tous plus adorables les uns que les autres et nous voyons très bien à quel point ils sont importants pour Marcus et sa recherche de vérité. Chacun a un rôle, plus ou moins important, qui fait à la fois avancer l’histoire mais aussi qui permet à Marcus de se remettre en question. Nous nous attachons très vite à toutes ces personnes qui nous font découvrir une culture si différente de la nôtre.

Ce qui m’a vraiment fait aimer autant ce livre, c’est toutes les thématiques qui sont mises en avant : malgré le fait qu’elles soient assez noirs par moments, l’autrice a su faire en sorte que son livre reste tout de même très agréable à lire et que cela ne nous empêche pas de passer un très bon moment, de sourire parfois, d’être triste, de rire. Ce livre regorge d’émotions ! 

Le dénouement m’a vraiment surprise, j’avais quelques soupçons mais je ne m’attendais pas du tout à ces révélations. Elles sont vraiment très bien amenées, de manière à ce que le lecteur soit sur la bonne voie sans pour autant tout comprendre et tout savoir à l’avance. Même lorsque les révélations sont faites, l’autrice garde une part de mystère qui sert à faire une fin qui n’est pas trop brutale et qui est selon moi très philosophique et très belle. 

Je remercie encore une fois l’autrice qui m’a permis de découvrir ce magnifique ouvrage et j’attend avec impatience de lire une autre œuvre d’elle ! 

 

 

Si vous voulez avoir ce magnifique livre, rendez-vous ici !

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[Chronique] L’homme à l’amer d’Olivier Guérard

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Titre : L’homme à l’amer

Auteur : Olivier Guérard

Synopsis : « Que faisait cette femme sur le bateau ? »

Sébastien est un courtier reconnu de la place boursière parisienne. Malgré une vie d’opulence et de plaisirs, il sombre dans un désenchantement amer. Il décide de se lancer dans un périple maritime, seul à bord de son voilier, jusqu’au jour où une étrange passagère fait irruption. Charmé par cette mystérieuse et séduisante personne dont il ne sait rien, Sébastien est entraîné dans un tourbillon de bonheur et de volupté en contradiction totale avec son univers froid et pragmatique. Deux mondes opposés s’affrontent, révélant de nouveaux espoirs pour ce trader blasé.

L’homme à l’amer est le second roman d’Olivier Guérard. L’auteur nous emporte dans un surprenant voyage. Parfois caustique, souvent tendre, cet ouvrage nous invite à repenser notre vision de la société, de l’amour, de la vie.

 

Avis :

Merci à Olivier Guérard de m’avoir permise de découvrir son livre. 

Ce roman a été une très belle découverte ! Je ne pense pas que je me serai tournée de moi-même vers ce livre et j’avoue que je serai passée à côté d’un livre passionnant.

Un homme à l’amer est un livre qui mène à la réflexion et à la remise en cause de la vie que nous menons. Ici, tout est remis en question : le système, l’argent, le bonheur, la découverte de soi et j’en passe. C’est avec le personnage de Sébastien que nous allons commencer l’histoire.

Nous suivons donc Sébastien, un trader qui a une vie tournant autour de l’argent et du gain d’argent. Lorsque nous commençons à le suivre, Sébastien remet justement toute sa vie en question, tout le début du livre se concentre sur son point de vue, ou plutôt le changement de son point de vue. Il explique très précisément ce qu’il l’a amené à détester sa vie. Même si cela peut paraître un peu long au début, je pense que toutes ces informations sont nécessaires pour comprendre le reste du livre et ce que l’auteur essaye de nous apporter dans son récit.

On se retrouve alors en mer, à suivre tout le périple de Sébastien pour s’évader de son ancien univers où l’argent est roi. Ce sont les pensées de l’ancien trader qui sont vraiment mises en avant ainsi que l’évolution de sa pensée. Il vit des moments uniques en mer et cela nous donne envie nous aussi de partir à l’aventure. Ce qui va vraiment bouleverser Sébastien est surtout l’arrivée de Juliette sur son bateau, un personnage atypique qui va pousser Sébastien en dehors de sa zone de confort et qui donc va bousculer tout ce qu’il croyait savoir.

Ce qui m’a un peu gêné dans le récit est surtout le côté trop moralisateur de Juliette. Je comprend pourquoi l’auteur en a fait un personnage qui juge beaucoup le monde d’aujourd’hui, c’est l’essence même du personnage, mais je trouve que cela est un peu trop. J’avais plus l’impression qu’elle dénigrait tout le monde au lieu de vraiment aider Sébastien dans sa quête de bonheur et de changement. Malgré ça, j’avoue que son personnage est très bien construit, elle est mystérieuse, attachante, on passe une grande partie du roman à essayer de la cerner et c’est justement lorsque l’on pense avoir compris que d’autres éléments sont amenés à nous pour nous déstabiliser.

La fin est vraiment très bien écrite, même si j’avais deviner dés le début la plus grosse « révélation », la façon dont l’auteur l’apporte est plus révélateur pour Sébastien que pour nous. C’est je pense ce que j’ai le plus aimé, la façon dont le personnage évolue. Au fur et à mesure de l’histoire, on découvre en même temps que lui sa pensée et les révélations qu’il se fait à lui-même tout au long de son périple.

J’ai vraiment apprécié ce livre, il est très poétique et une fois dedans, on réfléchit avec Sébastien ; on a vraiment l’impression de vivre toute cette aventure avec lui. On comprend chacune de ses émotions, de ses pensées et on en vient nous aussi à juger le monde dans lequel nous vivons. Le point de vue du personnage est en réalité une ouverture à réfléchir par nous même à notre propre vie. 

Je recommande vraiment ce livre à tout ceux qui aime avoir une vraie réflexion sur la vie !

Si vous voulez lire ce livre, vous pouvez le retrouver sur le site d’Amazon !

 

[Chronique] A comme Aujourd’hui de David Levithan

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Titre : A comme Aujourd’hui

Auteur : David Levithan

Synopsis : Chaque matin, A se réveille dans un corps différent, dans une nouvelle vie, et ne dispose d’aucun moyen de savoir qui sera son hôte. Une seule chose est sûre : il n’empruntera cette identité que le temps d’une journée. Aussi incroyable que cela puisse paraître, A a accepté cet état de fait, et a même établi plusieurs règles qui régissent son existence : ne pas s’attacher, ne pas se faire remarquer, ne jamais s’immiscer dans la vie de l’autre. Jusqu’à ce qu’il se réveille dans le corps de Justin, 16 ans, et qu’il fasse la connaissance de Rhiannon, sa petite amie. Dès lors, il n’est plus question de subir : il tente par tous les moyens de la revoir, quitte à bouleverser la vie de ses hôtes. Car A a enfin croisé quelqu’un avec qui il veut être jour après jour…

 

Avis :

Cela faisait très longtemps que j’entendais parler de ce livre, presque toujours comme un livre exceptionnel et très inspirant. J’ai donc voulu le découvrir par moi-même et quelle lecture ! Ce livre m’a vraiment bluffé, et de bien des manières. J’avais déjà lu des livres de cet auteur et je connaissais déjà sa plume et ce qu’il mettait en avant dans ses œuvres, je savais donc que je n’allais pas être déçu mais je ne m’attendais pas à ce que ce livre soit aussi fort.

A comme Aujourd’hui est un livre ayant une thématique très particulière, hors du commun. C’est l’histoire de A qui est un être humain n’ayant pas de corps à proprement parlé. Chaque jour, il change de corps, pouvant donc se réveiller un jour dans le corps d’une jeune fille et un autre jour dans le corps d’un garçon. Lorsque nous allons commencer à suivre A, nous allons voir sa rencontre avec Rhiannon qui va tout chambouler chez lui.

Le premier point que j’ai vraiment trouvé intéressant est que A n’est ni un garçon, ni une fille, il se considère juste comme un être humain, il n’est aucun des deux mais aussi les deux à la fois. Cela soulève donc beaucoup de sujets assez tabou dans la littérature jeunesse et aussi dans la vie de tous les jours. Notamment la question de l’identité, est-ce que nous devons nous sentir homme ou femme ou alors seulement comme un humain ? L’auteur amène une véritable réflexion sur le sujet qui est au fil du livre est de plus en plus détaillé. A nous donne son point de vue et l’argumente de plus en plus au fil de ses changements de corps. Nous n’avons pas l’impression que le narrateur essaye de nous convaincre que son point de vue sur la question est le bon, mais il essaye juste de nous montrer que l’on peut penser autrement, qu’il n’y a pas qu’une façon de réfléchir.

Un point aussi très important de ce livre est la cause LGBT+, A se retrouve dans le corps de nombreux jeune « de son âge », tous différents les uns des autres. Nous avons autant des hétéros que des homosexuels, lesbiennes et j’en passe! A aucun moment l’auteur ne fait de différence dans son écriture selon la sexualité de ces différentes personnes, au contraire, il les met sur le même pied d’égalité, aucun personnage n’est plus important que les autres, chacun est au même niveau qu’un autre adolescent, ils sont juste différents les un des autres, unique. David Levithan écrit simplement sans jugement et je trouve que, pour de la littérature jeunesse, cela est très important.

Tout au long de ce livre nous allons à la fois apprendre à connaître A mais aussi Rhiannon, qui va essayer tant bien que mal de s’adapter à cette situation qui n’est pas si simple que cela.  On va la voir passer par différents stades, passant du déni, à l’acceptation de la situation. Bien sur cela ne sera pas toujours facile pour elle, bien que l’on comprenne très vite son attachement a A, on comprend aussi qu’elle a beaucoup de mal à l’affirmer selon le corps dans lequel il se réveille. Cela mène à une vraie réflexion, est-ce que le corps est si important que cela dans une relation ?

J’ai à la fois aimé et détesté le personnage de Rhiannon. Je l’ai trouvé trop naïve notamment dans sa relation avec Justin (son petit ami). Elle sait que cette relation n’est pas saine mais elle reste dedans de son plein gré en sachant très bien ses propres sentiments pour A et que Justin est loin d’être attaché à elle. Cela m’a énervé de voir qu’elle restait avec lui sans raison valable. Mais totalement à l’inverse, j’ai beaucoup aimé sa gentillesse, son envie d’aider les autres et sa simplicité. Elle n’est certes pas celle qui a le plus de caractère dans le roman mais la simplicité de son caractère, et à la fois sa détermination, fait d’elle un personnage auquel on s’attache.

Les personnages sont donc attachants et à la fois humains, ils ont leurs défauts et cela rajoute beaucoup à l’histoire. Les personnages secondaires sont aussi très intéressants, il y en a peu qui sont vraiment mis en avant mais grâce à certains d’entre eux, l’histoire prend plus de relief, il ne s’agit pas que de romance mais bien plus que cela.

Ce livre est un véritable coup de cœur, je vous invite à le lire (si ce n’est pas déjà fait) et à le faire découvrir aux personnes autour de vous peut importe leur âge. Je pense que cet ouvrage peut permettre à beaucoup de personnes de remettre en question leur point de vu ou tout simplement d’apprécier une romance complètement hors norme.

 

 

[Chronique] Junk de Melvin Burgess

Il y a peu de temps j’ai finis un livre que j’ai pris énormément de temps à livre, presque deux mois ! Cela n’est pas vraiment dans mes habitudes, mais cette expérience avec Junk a été assez spéciale et je tiens à vous la partager.

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Junk est un livre de Melvin Burgess sorti en 1996. Alors oui, ce livre a plus de 20 ans mais il parait pourtant si actuel, si intemporel, ne vous arrêtez surtout pas à cela. Dans ce roman, nous allons suivre la vie de Gemma et de Nico, deux jeunes ados qui ont fugués de chez eux. Mais nous allons aussi, et surtout, avoir de nombreux points de vues qui ne forme qu’une seule et même histoire : celle de la rue, celle de la drogue.

Je ne vous dirais pas si j’ai aimé ou pas ce livre, à vrai dire cette question ne se pose pas vraiment dans son cas. La question est plutôt : ai-je compris ce livre ? ai-je compris le message qu’il portait ? Ce roman n’est pas juste quelque chose qu’il faut lire, pour moi c’est une vraie expérience. Il ne faut pas le prendre à la légère, il faut rentrer dans la vie de ces personnages.

On ne fait pas que parler, que cela soit de la drogue, de la rue ou même de la prostitution, on vit avec les personnages, on partage leur quotidien, leurs faiblesses, leur espoir de s’en sortir. Les différents points de vues permettent de se rendre compte que toutes ces personnes, qui pourtant paraissent si différentes, se ressemblent beaucoup plus qu’ils ne le pensent. La drogue a le même effet sur eux, la dépendance est la même, ils sont tous prisonniers. Ils pensent tous être libre parce qu’ils ne sont pas dans le système de la société, parce qu’ils vivent dans un squat, qu’ils vivent en gagnant, comme ils le disent, « de l’argent facile ». Mais la réalité est tout autre, nous le voyons, l’auteur veut nous le montrer, ils sont en fait enfermés dans leur dépendance, dans la recherche constante d’argent pour leur drogue, dans cette vie qui est, pour eux, meilleure que ce qu’ils ont pu vivre avant. Même s’ils essayent, ils n’arrivent pas à s’en sortir, pas seul en tous cas, tout simplement parce qu’ils pensent être fort, invincible face à cela, que les épreuves d’avant – un père violent, une mère alcoolique par exemple – est pire que la drogue qu’ils prennent. Parce que la drogue les fait planer, être heureux, il n’est plus question de souffrance.

Melvin Burgess a choisi de surtout parler des ados et de la drogue. Sujet qui n’est pas assez abordé à son époque mais aussi à la nôtre. C’est pour cela que ce livre est intemporel : que cela soit en 1996 ou en 2018, les ados qui sont à la rue, qui prennent de la drogue, cela existe, partout. Leur situation est très précaire, obligé de se prostituer pour vivre, de voler pour avoir de la nourriture, on est face à une situation qui nous dérange, on sait que cela n’est pas normale mais surtout on se rend compte que cela est la réalité et qu’elle est dure à voir. C’est ce qui fait la force de ce livre, il se veut authentique. L’auteur s’étant inspiré de faits plus ou moins réels, on a l’impression que ce livre n’est pas que de la fiction. La limite entre réalité et fiction est très faible et c’est ce qui nous permet d’avoir une vraie réflexion sur tous les sujets abordés.

Le fait de faire de ces ados le centre de cette histoire nous montre réellement que par leur innocence, par leur envie d’être libre, comme Gemma, ou de vivre dans un monde sans violence, comme Nico, cela les rends plus vulnérable aux difficultés de la vie de la rue mais aussi de la vie en tant que tel.

L’écriture de l’auteur nous permet de suivre l’évolution des personnages, étape par étape, pas par pas, que cela soit de leur point de vue ou de points de vue extérieurs. Mais toutes les versions de cette évolution révèlent la même chose : Gemma et Nico entame une longue et noir descente dans la vie de rue et surtout dans la vie de junkie. Mais ils ne sont pas seuls dans ce cas-là, plus le livre avance, plus on voit de nouveaux personnages qui sont eux aussi dans ce mode de vie. Chacun d’eux aura leur propre fin, qu’elle soit pleine d’espoir ou tragique, l’auteur nous fait passé par tous les destins possibles.

Melvin Burgess n’a pas voulu être moralisateur dans son récit, il veut juste montrer les vérités face à la vie de Gemma et de Nico. Parce que oui ceux qui commencent à se droguer, comme eux, comme Lily, comme Rob et tant d’autres, le font parce qu’ils trouvent ça bon, les effets le sont pour eux, ils se sentent juste bien, hors de la vraie vie. Mais il montre d’une façon très juste que cela change, qu’il y a des conséquences, qu’elles se voient, que les junkies le savent mais qu’ils continuent parce que le corps est des fois plus fort que l’esprit alors pourquoi devraient-ils lutter ? Les personnages nous le disent très bien : ils se sentent plus fort que la drogue. Cela n’est pas le cas, l’auteur le sait, nous le savons et ils le savent. Melvin Burgess ne donne pas de véritable leçon dans ce livre, comme il l’a très bien dit dans ses interviews, il ne montre que ce qui est la réalité, ce qu’on devrait savoir et ce qui n’est pas forcément dit. Beaucoup de scènes dans ce livre paraissent choquantes, irréalistes et pourtant cela est peut-être de la fiction dans Junk mais cela se passe souvent comme cela dans la vie. C’est à nous d’interpréter tout ce qui se passe.

Je pense qu’il faut prendre le temps de lire ce livre, ne pas s’arrêter au fait que l’évolution des personnages prend du temps, que certains passages sont répétitifs, que les personnages ont trop de défauts. Tout ça est vrai, j’ai pu le remarquer aussi, mais c’est la vérité, les personnes dans notre quotidien ont des défauts c’est ce qui fait d’eux des humains et les personnages de ce livre sont très humanisés, on a l’impression qu’ils pourraient réellement exister. On ne se représente pas en eux parce qu’ils sont uniques, ils ne ressemblent à personne puisque chaque personne est différente d’une autre. L’auteur a su nous montrer des personnages à la fois fictionnels et en même temps très proche de la réalité et c’est ce qui rend si humain ce récit, si plausible et porteur d’un message puissant que je vous laisse découvrir, car c’est à chacun de comprendre à sa façon ce récit.

Ce livre est une véritable leçon de vie, elle n’est pourtant pas facile à encaisser mais des fois se prendre des claques par des livres comme celui-ci fait du bien. Je n’oublierai pas de sitôt Junk et l’écriture si simple mais à la fois si juste de Melvin Burgess.  Et je vous recommande aussi, non pas de lire, mais de vivre ce livre.

[Chronique] La clé d’Oriane de Leslie Héliade

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Titre : La clé d’Oriane

Auteur : Leslie Héliade

Synopsis : Oriane est une dessinatrice talentueuse. Elle tente de se remettre d’une rupture difficile en s’adonnant à sa passion, les jeux vidéo en ligne. Mais lorsqu’un joueur apparaît chez elle en lui demandant son aide, tout est bouleversé…

Bien malgré elle, l’héroïne se trouve entraîné dans une enquête haletante qui fait hurler de rire à chaque page !

 

Avis : 

Merci à l’auteure pour m’avoir fait découvrir son livre.

La clé d’Oriane a été pour moi une petite pépite à lire, j’ai adoré ! J’ai trouvé que le thème abordé était original et que l’auteure a su écrire une histoire où on ne s’ennuie pas un instant.

Les personnages sont vraiment attachants, très différents les uns des autres et c’est cela qui fait leur charme. Mon préféré reste quand même Serrure que j’ai trouvé à la fois très drôle et très touchant. Même si son personnage est un personnage virtuel j’avais l’impression qu’il était réel, vraiment vivant. J’ai aussi trouvé le personnage de Oriane très intéressant, sa différence que cela soit au niveau vestimentaire, caractérielle l’a rend particulière mais surtout attachante. Le fait qu’elle ne veuille pas se conformer à la « normalité » est vraiment inspirant.

J’ai été captivé par l’enquête d’Oriane et de Serrure, j’ai trouvé cela certes très drôle, car certaines situations était tellement surréaliste mais pourtant cela restait crédible dans l’avancé de l’histoire. Mais j’ai quand même eu l’impression de vivre avec eux, à travers eux leur histoire qui m’a vraiment fait passer un bon moment.

Je dois avouer que je ne m’attendais pas à certains événement, j’ai été surprise plusieurs fois et c’est aussi une des raisons qui ont fait que j’ai adoré ce livre, tout n’était pas joué d’avance, il y avait des rebondissements. Ce n’est pas qu’une histoire d’enquête un peu surréaliste, c’est aussi l’histoire d’Oriane qui, au fur et à mesure du livre, se redécouvrir, reprend sa vie en main après sa rupture avec Xavier.

Mon seul regret ? avoir dû quitter ces personnages ! J’aurai aimé continuer un peu avec Orianne, vivres d’autres péripéties et savoir ce qui se passe après la dernière phrase de ce livre. Je lirai sans aucun doute d’autres écrit de cette auteure tellement j’ai aimé son univers.

 

Je vous conseille à 100% ce livre, si vous souhaitez le commander, vous pouvez le retrouver sur amazon. Et sii vous voulez retrouver l’auteure aller sur son site !

[Chronique] Impact : et autres histoires courtes de Marguerite Rothe

Titre : Impact : et autres histoires courtes

 

Auteur : Marguerite Rothe

Synopsis : Impact est un recueil de sept histoires courtes : Impact, Un amour si particulier, Ritournelle, Derniers souvenirs sur la colline du château, L’oiseau rouge, La carrière de Roy, Une bouteille à la mer

 

 

Avis :

Je remercie tout d’abord l’auteure de m’avoir fait découvrir son livre.

Impact est un recueil de sept nouvelles tournant autour de plusieurs thèmes, tel que la mort, l’amour et d’autres sujets plus sensibles encore comme la maltraitance, le viol.

Je suis assez mitigée sur ma lecture, il y a des nouvelles que j’ai adoré et d’autres qui m’ont laissé de marbre. Je n’ai pas vraiment eu de coup de cœur même si j’ai beaucoup apprécié une nouvelle en particulier.

Ritournelle est la nouvelle qui m’a le plus touché, l’histoire narre les derniers instants d’un petit garçon maltraité, qui est enfermé et qui attend sa libération. J’ai trouvé touchant la narration du petit garçon, son innocence, son espoir que tout va être mieux après. Même si l’histoire est courte, elle est très « complète » et on n’est pas laissé sans une vrai fin !

L’histoire qui m’a le moins touché est Une bouteille à la mer. J’ai trouvé que la narration était plus neutre, moins personnelle. J’ai beaucoup moins apprécié et je ne me suis pas attaché au personnage principal. Le thème de cette histoire m’a beaucoup moins inspiré, je l’ai trouvé moins profond que les autres. Je l’aurai lu seule, en dehors du recueil, je l’aurai surement mieux apprécié.

Malgré cela et même si certaines histoires m’ont moins plu, le style de l’auteure est très agréable à lire, cela reste fluide et on est facilement pris dedans. Les thèmes sont très intéressants et sont abordés de plusieurs manières différentes, rendant le recueil encore plus intéressant. Que cela soit réaliste ou fantastique comme pour Derniers souvenirs sur la colline du château, on ne s’ennuie pas et l’histoire garde son intérêt !

 

Si vous êtes amateur.e.s de nouvelle, je vous conseille ce recueil!

[Chronique] Harry potter à l’école de la philosophie de Marianne Chaillan

Harry-Potter-a-l-ecole-de-la-philosophieTitre : Harry potter à l’école de la philosophie

Auteur : Marianne Chaillan

Synopsis : Une approche didactique passionnante de la philosophie à l’appui d’un des plus grand succès populaires de ces dix dernières années : l’étude de la philosophie dans Harry Potter et de la philosophie de Harry Potter.

 

 

Avis :

J’ai découvert ce livre par hasard et j’ai été agréablement surprise. Je ne suis pas habitué à lire de la philosophie n’ayant jamais été une grande fan de cet enseignement. Mais l’auteure, en se basant sur une oeuvre que j’aime particulièrement a su me captiver !

Cette oeuvre est très accessible, les exemples rendant la théorie très compréhensible. Plusieurs fois, je n’ai compris la thèse abordé que grâce aux différents exemples.

Le livre se découpe en deux parties : La philosophie dans Harry Potter et la philosophie de Harry Potter. J’ai eu un peu de mal à saisir la nuance au début mais par la suite, cela n’a m’a plus posé de problèmes et j’ai été captivé autant par la première partie que la deuxième. La première partie étant plus des références à des théories philosophiques déjà existantes et construites et la deuxième partie étant plus la philosophie de J.K Rowling.

J’ai noté cependant quelques petits problèmes lié aux références dans Harry Potter, la plus flagrante pour moi est le fait que l’auteure note la mort de Severus Rogue dans le tome 6 alors qu’elle se déroule dans le tome 7. Ces petits soucis auraient pu être corrigé et je trouve cela dommage que cela n’est pas était fait.

En conclusion, je dirait ce livre m’a fait aimer la philosophie et fait comprendre certains point de vue philosophique. L’auteure a su allier la réflexion au plaisir de lire et de retourner dans l’univers d’Harry Potter.