[Chronique] Junk de Melvin Burgess

Il y a peu de temps j’ai finis un livre que j’ai pris énormément de temps à livre, presque deux mois ! Cela n’est pas vraiment dans mes habitudes, mais cette expérience avec Junk a été assez spéciale et je tiens à vous la partager.

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Junk est un livre de Melvin Burgess sorti en 1996. Alors oui, ce livre a plus de 20 ans mais il parait pourtant si actuel, si intemporel, ne vous arrêtez surtout pas à cela. Dans ce roman, nous allons suivre la vie de Gemma et de Nico, deux jeunes ados qui ont fugués de chez eux. Mais nous allons aussi, et surtout, avoir de nombreux points de vues qui ne forme qu’une seule et même histoire : celle de la rue, celle de la drogue.

Je ne vous dirais pas si j’ai aimé ou pas ce livre, à vrai dire cette question ne se pose pas vraiment dans son cas. La question est plutôt : ai-je compris ce livre ? ai-je compris le message qu’il portait ? Ce roman n’est pas juste quelque chose qu’il faut lire, pour moi c’est une vraie expérience. Il ne faut pas le prendre à la légère, il faut rentrer dans la vie de ces personnages.

On ne fait pas que parler, que cela soit de la drogue, de la rue ou même de la prostitution, on vit avec les personnages, on partage leur quotidien, leurs faiblesses, leur espoir de s’en sortir. Les différents points de vues permettent de se rendre compte que toutes ces personnes, qui pourtant paraissent si différentes, se ressemblent beaucoup plus qu’ils ne le pensent. La drogue a le même effet sur eux, la dépendance est la même, ils sont tous prisonniers. Ils pensent tous être libre parce qu’ils ne sont pas dans le système de la société, parce qu’ils vivent dans un squat, qu’ils vivent en gagnant, comme ils le disent, « de l’argent facile ». Mais la réalité est tout autre, nous le voyons, l’auteur veut nous le montrer, ils sont en fait enfermés dans leur dépendance, dans la recherche constante d’argent pour leur drogue, dans cette vie qui est, pour eux, meilleure que ce qu’ils ont pu vivre avant. Même s’ils essayent, ils n’arrivent pas à s’en sortir, pas seul en tous cas, tout simplement parce qu’ils pensent être fort, invincible face à cela, que les épreuves d’avant – un père violent, une mère alcoolique par exemple – est pire que la drogue qu’ils prennent. Parce que la drogue les fait planer, être heureux, il n’est plus question de souffrance.

Melvin Burgess a choisi de surtout parler des ados et de la drogue. Sujet qui n’est pas assez abordé à son époque mais aussi à la nôtre. C’est pour cela que ce livre est intemporel : que cela soit en 1996 ou en 2018, les ados qui sont à la rue, qui prennent de la drogue, cela existe, partout. Leur situation est très précaire, obligé de se prostituer pour vivre, de voler pour avoir de la nourriture, on est face à une situation qui nous dérange, on sait que cela n’est pas normale mais surtout on se rend compte que cela est la réalité et qu’elle est dure à voir. C’est ce qui fait la force de ce livre, il se veut authentique. L’auteur s’étant inspiré de faits plus ou moins réels, on a l’impression que ce livre n’est pas que de la fiction. La limite entre réalité et fiction est très faible et c’est ce qui nous permet d’avoir une vraie réflexion sur tous les sujets abordés.

Le fait de faire de ces ados le centre de cette histoire nous montre réellement que par leur innocence, par leur envie d’être libre, comme Gemma, ou de vivre dans un monde sans violence, comme Nico, cela les rends plus vulnérable aux difficultés de la vie de la rue mais aussi de la vie en tant que tel.

L’écriture de l’auteur nous permet de suivre l’évolution des personnages, étape par étape, pas par pas, que cela soit de leur point de vue ou de points de vue extérieurs. Mais toutes les versions de cette évolution révèlent la même chose : Gemma et Nico entame une longue et noir descente dans la vie de rue et surtout dans la vie de junkie. Mais ils ne sont pas seuls dans ce cas-là, plus le livre avance, plus on voit de nouveaux personnages qui sont eux aussi dans ce mode de vie. Chacun d’eux aura leur propre fin, qu’elle soit pleine d’espoir ou tragique, l’auteur nous fait passé par tous les destins possibles.

Melvin Burgess n’a pas voulu être moralisateur dans son récit, il veut juste montrer les vérités face à la vie de Gemma et de Nico. Parce que oui ceux qui commencent à se droguer, comme eux, comme Lily, comme Rob et tant d’autres, le font parce qu’ils trouvent ça bon, les effets le sont pour eux, ils se sentent juste bien, hors de la vraie vie. Mais il montre d’une façon très juste que cela change, qu’il y a des conséquences, qu’elles se voient, que les junkies le savent mais qu’ils continuent parce que le corps est des fois plus fort que l’esprit alors pourquoi devraient-ils lutter ? Les personnages nous le disent très bien : ils se sentent plus fort que la drogue. Cela n’est pas le cas, l’auteur le sait, nous le savons et ils le savent. Melvin Burgess ne donne pas de véritable leçon dans ce livre, comme il l’a très bien dit dans ses interviews, il ne montre que ce qui est la réalité, ce qu’on devrait savoir et ce qui n’est pas forcément dit. Beaucoup de scènes dans ce livre paraissent choquantes, irréalistes et pourtant cela est peut-être de la fiction dans Junk mais cela se passe souvent comme cela dans la vie. C’est à nous d’interpréter tout ce qui se passe.

Je pense qu’il faut prendre le temps de lire ce livre, ne pas s’arrêter au fait que l’évolution des personnages prend du temps, que certains passages sont répétitifs, que les personnages ont trop de défauts. Tout ça est vrai, j’ai pu le remarquer aussi, mais c’est la vérité, les personnes dans notre quotidien ont des défauts c’est ce qui fait d’eux des humains et les personnages de ce livre sont très humanisés, on a l’impression qu’ils pourraient réellement exister. On ne se représente pas en eux parce qu’ils sont uniques, ils ne ressemblent à personne puisque chaque personne est différente d’une autre. L’auteur a su nous montrer des personnages à la fois fictionnels et en même temps très proche de la réalité et c’est ce qui rend si humain ce récit, si plausible et porteur d’un message puissant que je vous laisse découvrir, car c’est à chacun de comprendre à sa façon ce récit.

Ce livre est une véritable leçon de vie, elle n’est pourtant pas facile à encaisser mais des fois se prendre des claques par des livres comme celui-ci fait du bien. Je n’oublierai pas de sitôt Junk et l’écriture si simple mais à la fois si juste de Melvin Burgess.  Et je vous recommande aussi, non pas de lire, mais de vivre ce livre.

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[Chronique] La clé d’Oriane de Leslie Héliade

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Titre : La clé d’Oriane

Auteur : Leslie Héliade

Synopsis : Oriane est une dessinatrice talentueuse. Elle tente de se remettre d’une rupture difficile en s’adonnant à sa passion, les jeux vidéo en ligne. Mais lorsqu’un joueur apparaît chez elle en lui demandant son aide, tout est bouleversé…

Bien malgré elle, l’héroïne se trouve entraîné dans une enquête haletante qui fait hurler de rire à chaque page !

 

Avis : 

Merci à l’auteure pour m’avoir fait découvrir son livre.

La clé d’Oriane a été pour moi une petite pépite à lire, j’ai adoré ! J’ai trouvé que le thème abordé était original et que l’auteure a su écrire une histoire où on ne s’ennuie pas un instant.

Les personnages sont vraiment attachants, très différents les uns des autres et c’est cela qui fait leur charme. Mon préféré reste quand même Serrure que j’ai trouvé à la fois très drôle et très touchant. Même si son personnage est un personnage virtuel j’avais l’impression qu’il était réel, vraiment vivant. J’ai aussi trouvé le personnage de Oriane très intéressant, sa différence que cela soit au niveau vestimentaire, caractérielle l’a rend particulière mais surtout attachante. Le fait qu’elle ne veuille pas se conformer à la « normalité » est vraiment inspirant.

J’ai été captivé par l’enquête d’Oriane et de Serrure, j’ai trouvé cela certes très drôle, car certaines situations était tellement surréaliste mais pourtant cela restait crédible dans l’avancé de l’histoire. Mais j’ai quand même eu l’impression de vivre avec eux, à travers eux leur histoire qui m’a vraiment fait passer un bon moment.

Je dois avouer que je ne m’attendais pas à certains événement, j’ai été surprise plusieurs fois et c’est aussi une des raisons qui ont fait que j’ai adoré ce livre, tout n’était pas joué d’avance, il y avait des rebondissements. Ce n’est pas qu’une histoire d’enquête un peu surréaliste, c’est aussi l’histoire d’Oriane qui, au fur et à mesure du livre, se redécouvrir, reprend sa vie en main après sa rupture avec Xavier.

Mon seul regret ? avoir dû quitter ces personnages ! J’aurai aimé continuer un peu avec Orianne, vivres d’autres péripéties et savoir ce qui se passe après la dernière phrase de ce livre. Je lirai sans aucun doute d’autres écrit de cette auteure tellement j’ai aimé son univers.

 

Je vous conseille à 100% ce livre, si vous souhaitez le commander, vous pouvez le retrouver sur amazon. Et sii vous voulez retrouver l’auteure aller sur son site !

[Chronique] Impact : et autres histoires courtes de Marguerite Rothe

Titre : Impact : et autres histoires courtes

 

Auteur : Marguerite Rothe

Synopsis : Impact est un recueil de sept histoires courtes : Impact, Un amour si particulier, Ritournelle, Derniers souvenirs sur la colline du château, L’oiseau rouge, La carrière de Roy, Une bouteille à la mer

 

 

Avis :

Je remercie tout d’abord l’auteure de m’avoir fait découvrir son livre.

Impact est un recueil de sept nouvelles tournant autour de plusieurs thèmes, tel que la mort, l’amour et d’autres sujets plus sensibles encore comme la maltraitance, le viol.

Je suis assez mitigée sur ma lecture, il y a des nouvelles que j’ai adoré et d’autres qui m’ont laissé de marbre. Je n’ai pas vraiment eu de coup de cœur même si j’ai beaucoup apprécié une nouvelle en particulier.

Ritournelle est la nouvelle qui m’a le plus touché, l’histoire narre les derniers instants d’un petit garçon maltraité, qui est enfermé et qui attend sa libération. J’ai trouvé touchant la narration du petit garçon, son innocence, son espoir que tout va être mieux après. Même si l’histoire est courte, elle est très « complète » et on n’est pas laissé sans une vrai fin !

L’histoire qui m’a le moins touché est Une bouteille à la mer. J’ai trouvé que la narration était plus neutre, moins personnelle. J’ai beaucoup moins apprécié et je ne me suis pas attaché au personnage principal. Le thème de cette histoire m’a beaucoup moins inspiré, je l’ai trouvé moins profond que les autres. Je l’aurai lu seule, en dehors du recueil, je l’aurai surement mieux apprécié.

Malgré cela et même si certaines histoires m’ont moins plu, le style de l’auteure est très agréable à lire, cela reste fluide et on est facilement pris dedans. Les thèmes sont très intéressants et sont abordés de plusieurs manières différentes, rendant le recueil encore plus intéressant. Que cela soit réaliste ou fantastique comme pour Derniers souvenirs sur la colline du château, on ne s’ennuie pas et l’histoire garde son intérêt !

 

Si vous êtes amateur.e.s de nouvelle, je vous conseille ce recueil!

[Chronique] Harry potter à l’école de la philosophie de Marianne Chaillan

Harry-Potter-a-l-ecole-de-la-philosophieTitre : Harry potter à l’école de la philosophie

Auteur : Marianne Chaillan

Synopsis : Une approche didactique passionnante de la philosophie à l’appui d’un des plus grand succès populaires de ces dix dernières années : l’étude de la philosophie dans Harry Potter et de la philosophie de Harry Potter.

 

 

Avis :

J’ai découvert ce livre par hasard et j’ai été agréablement surprise. Je ne suis pas habitué à lire de la philosophie n’ayant jamais été une grande fan de cet enseignement. Mais l’auteure, en se basant sur une oeuvre que j’aime particulièrement a su me captiver !

Cette oeuvre est très accessible, les exemples rendant la théorie très compréhensible. Plusieurs fois, je n’ai compris la thèse abordé que grâce aux différents exemples.

Le livre se découpe en deux parties : La philosophie dans Harry Potter et la philosophie de Harry Potter. J’ai eu un peu de mal à saisir la nuance au début mais par la suite, cela n’a m’a plus posé de problèmes et j’ai été captivé autant par la première partie que la deuxième. La première partie étant plus des références à des théories philosophiques déjà existantes et construites et la deuxième partie étant plus la philosophie de J.K Rowling.

J’ai noté cependant quelques petits problèmes lié aux références dans Harry Potter, la plus flagrante pour moi est le fait que l’auteure note la mort de Severus Rogue dans le tome 6 alors qu’elle se déroule dans le tome 7. Ces petits soucis auraient pu être corrigé et je trouve cela dommage que cela n’est pas était fait.

En conclusion, je dirait ce livre m’a fait aimer la philosophie et fait comprendre certains point de vue philosophique. L’auteure a su allier la réflexion au plaisir de lire et de retourner dans l’univers d’Harry Potter.

 

[Chronique] L’interphone ne fonctionne toujours pas, partie 2 de Pierre-Etienne Bram

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Titre : L’interphone ne fonctionne toujours pas, partie 2

Auteur : Pierre-Etienne Bram

Synopsis : « Hola je m’appelle Celia ». Il y a 300 jours, déjà, c’est avec ces mots que j’étais tombé sous le charme de cette belle Argentine, rencontrée sur Meetic. Sa voix n’avait fait que confirmer mon attirance pour elle. Pourtant, nous ne nous étions toujours pas rencontré. . . J’avais commencé à douter sérieusement de la réalité de son existence vu qu’aucun de nos rdv Irl n’avaient abouti. « Elle est bien réelle et belle comme sur ses photos » m’avait rassuré Caroline, une amie qui, avec son mari, l’avaient rencontrée. Comment expliquer alors son refus perpétuel de concrétiser notre amour ? Tant d’énergie et de temps peut-être perdu, je désespérais de la tenir un jour dans mes bras. Mais en persévérant, on arrive à tout. . .

 

 

Avis :

J’avais, il n’y a pas si longtemps que ça, lu et chroniqué le premier tome de cette duologie que j’avais beaucoup aimé. Et voilà maintenant mon avis sur la deuxième partie.

Nous continuons donc dans l’histoire de l’auteur et de Célia, cette belle argentine mystérieuse et inaccessible. J’avais vraiment hâte de savoir la fin de cette histoire et j’ai été très surprise même si au fil de ma lecture, j’ai commencé à avoir des doutes qui, au fur et à mesure de ma lecture, se sont de plus en plus confirmés.

Alors que dans le premier tome, nous essayons de vraiment croire en Célia et nous sommes persuadés  que les deux tourtereaux vont se rencontrer, dans ce second tome, c’est plutôt l’inverse. De plus en plus, on sait que cela ne se passera pas comme nous le voudrions, nous doutons de son identité et cherchons tant bien que mal à savoir qui elle est vraiment.

J’avais peur de me lasser de toutes leurs « non-rencontres », mais elles étaient toutes très différentes les unes des autres et apportaient à l’enquête que nous menions sur Célia, de nouvelles informations. Alors que toute leur histoire est longue et très complexe, le dénouement, une fois mis en place, se passe très rapidement et nous captive tellement que je n’ai pas pu m’arrêter de lire jusqu’à la fin.

Comme pour le premier tome, j’ai été captivée par ma lecture, j’ai adoré le style d’écriture de l’auteur et de voir que tout était très honnête et raconté de manière la plus simple possible. Grâce à cela nous pouvons nous sentir proche de l’histoire, comme si nous y étions.

Je vous conseille ces romans, cette histoire d’amour pas comme les autres qui a su me charmer. Merci encore une fois à l’auteur de m’avoir partager ses romans !

 

[Chronique] La clé du bonheur de Séverine Vialon

CVT_La-cle-du-bonheur_8300Titre : La clé du bonheur

Auteur : Séverine Vialon

Synopsis : Le bonheur ? Qui est-il ? Comment le trouver ? Est-on sûr de l’avoir atteint ?
Virginie, jeune bibliothécaire, a pour seule passion de tenir compagnie aux vieilles dames de son village, six compagnonnes qu’elle rejoint tous les soirs.
Pourtant, une rencontre va perturber cet équilibre qu’elle croit être son bonheur.
Pourquoi l’oblige-t-on à remettre toute sa vie en question ?

 

Avis :

Merci à l’auteure de m’avoir fait découvrir son livre.

Dans ce livre nous suivons l’histoire de Virginie, bibliothécaire dans un petit village et qui aime, pendant son temps libre, tenir compagnie aux vieilles dames. Nous suivons aussi l’histoire de Fred, professeur des écoles dans ce même village. Leur histoire va bien sur se croiser. Nous allons découvrir dans quelles circonstances se déroule cette rencontre et ce qu’il va se passer par la suite.

J’avoue avoir eu un peu de mal à accrocher aux personnages, je ne sais pas si c’est à cause de la différence d’âge entre eux et moi, ou le fait que leur caractère est assez complexe et très différent de ce que j’ai pu lire jusqu’à présent. Chacun d’eux a une histoire très forte, surtout Virginie, et tout le livre est basé sur cela. J’ai beaucoup aimé que l’auteure nous fasse découvrir leur histoire au fur et à mesure des pages mais aussi et surtout le fait que l’on s’interroge sur ce que l’on peut comprendre de certaines paroles des personnages tout au long du livre. On peut très vite essayer de deviner ce qu’il s’est passé dans le passé de Virginie mais la confirmation de notre hypothèse ne se ferra que vers la fin !

J’ai trouvé que l’histoire prenait du temps à vraiment décoller. Le premier tiers du livre pour moi a été assez plat, je n’arrivais pas à comprendre où l’auteure voulait arriver. Mais j’ai vraiment beaucoup aimé la tournure que prenait les événements par la suite. Entre recherche du bonheur et acceptation de son passé, l’auteure met très bien en avant la complexité de faire face à ces propres démons.

Même si le livre ne fait que 200 pages, nous ne restons pas sur notre faim, la conclusion, pour moi, est parfaite et permet de donner un bel avenir à ces deux personnages !

Pour résumé mon avis sur ce livre je dirais que dans l’ensemble j’ai beaucoup apprécié les idées de l’auteure mais que n’ayant pas accroché aux personnes, certaines choses ne m’ont pas touchés comme elles auraient pu.

[Chronique] L’interphone ne fonctionne toujours pas de Pierre-Etienne Bram

51LRCIQrnMLTitre : L’interphone ne fonctionne toujours pas

Auteur : Pierre-Etienne Bram

Synopsis : « Objet : Hola je m’appelle Celia. Et toi ?
Je suis celle qui n’arrive pas à te parler sur Meetic… Mais tu vois, je ne suis pas totalement muette quand on m’en donne les moyens À bientôt peut être ? Celia »

Si seulement j’avais su, au moment d’ouvrir ce mail le tournant que ma vie allait prendre… Beaucoup de mes proches n’ont jamais vraiment pu comprendre notre histoire. « Comment as-tu pu continuer à garder contact avec elle après tous les lapins qu’elle t’a mis ? Ne crois-tu pas que ça cache quelque chose ? » « Non, je ne crois pas… Sa vie est compliquée… La mienne n’est pas simple non plus… Et puis sa voix était tellement envoûtante… »

« Les autres ne comprendront jamais notre histoire… Ne les écoute pas… Demain je serai là… Promis »

Comment résister…

 

Avis :

Merci à l’auteur de m’avoir partagé son livre !

J’ai été très surprise par cette lecture. Je pensais lire une romance assez banale avec des péripéties très communes mais cela n’a pas du tout été le cas.

Sachant que ce livre est surtout autobiographique, j’ai eu une vision très différente sur l’histoire, un sentiment de connaître les sentiments les plus profond de l’auteur, d’être proche de lui.

Le récit se fait en majeur parti sous forme d’e-mail, SMS ou appel, la relation entre le narrateur et son « amoureuse » Célia est donc purement virtuelle puisque tout le problème de leur relation est le fait qu’ils n’arrivent pas à se rencontrer réellement. Durant tout le livre on espère qu’il se voit, que leur relation se concrétise. La fin ne donne qu’une envie, savoir ce qu’il va se passer après, on reste sur notre faim, on veut en savoir plus.

J’ai, à la fois, aimé et détesté le personnage de Célia, la correspondante du narrateur. Je l’ai aimé car son caractère est complètement différent de toutes les autres femmes que j’ai pu voir dans les autres romans, elle est complexe, unique. Mais surtout détesté car sachant que cela est tiré d’une histoire vrai, je me suis demandée comment il était possible d’être aussi manipulatrice, égoïste et pourtant si aimante à la fois. Durant tout le livre j’ai eu envie de rentrer dans le livre et raisonner le narrateur, de lui faire ouvrir les yeux sur elle.

Le sentiment que j’ai après avoir lu ce livre est la sidération. Je me demande réellement comment il est possible de vivre tout cela et d’aimer encore une personne même en doutant souvent d’elle. Je n’ai qu’une envie, savoir comment cela va se finir, bien ou mal ? Pour cela il me faudra lire le deuxième tome.

Cela fut une lecture assez rapide pour moi ( trop prise dedans !) qui fut très agréable et qui m’a beaucoup changé de toutes les romances que j’ai pu lire jusqu’à présent. Je recommande vraiment ce livre au amateur de romance !